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Quand vous viendrez chez moi gn'aura pas à s'en faire
La porte s'ouvrira gn'aura le corridor
Et vous serez chez vous souris dans un gruyère
Les volets seront mis pour oublier dehors

Je vous verrai venir ô ma moitié d'orange
Je vous attends depuis si longtemps souffle court
Je serai tout à coup saisi d'un mal étrange
Je serai sans parler je serai sans bonjour

Mais vous aurez déjà posé votre mantille
Vous m'aurez rapporté de la tarte aux copeaux
De la glace aux genêts du pâté de jonquilles
Vous saurez tout déjà vous serez du bateau

Vous serez au courant vous serez affranchie
Vous prendrez votre assiette au fond du poussiéreux
Et je vous couperai le quignon d'anarchie
Dans la miche du pauvre avec un couteau feu

Le chien n'est pas méchant qui grogne à tous les diables
Qui m'aide à renvoyer proprement les salauds
Il viendra simplement se coucher sous la table
Et donner de la gueule aux coups de godillots

O ma cruelle amante, ô ma fragile épaule
Ma nudité ma blonde ô mon secret miroir
Vous viendrez sur mon lit vous viendrez dans ma geôle
Et vous approcherez doucement l'éteignoir

Quand vous viendrez chez moi gn'aura pas à s'en faire
La porte s'ouvrira gn'aura le corridor
Et vous serez chez vous souris dans un gruyère
Les volets seront mis pour oublier dehors

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Lundi 12 février 2007
Voila six jours à patienter,
Sans ton venin qui soignerait
La brûlure de tes mains sur mon coté,
L’autre coté, qui se cachait.
Oh, je sais bien qu’t’as pas touché
D’une caresse malhabile
Là où mon corps est si fragile.
Mais je voulais, si tu voulais,
Tu m’avais polarisé.
 
Voila six jour à patienter
Que tu arrives en avalanche,
Un bout de tissus sur les hanches,
Que j’irais découdre sans permission,
Avec l’intention de faire attention,
D’essayer de ne pas blesser
D’une caresse malhabile,
Ton corps, nymphe volubile.
Ca ne vient pas d’une vulgaire pulsion,
Du vent, de l’obstination,
D’une obsession, d’un rêve de frissons,
C’est plus la saison.
 
Plus que six jours à patienter,
Que tu me prennes la main sans regarder,
Que tu me dises : »On est si beaux,
Qu’il ne faudra rien oublier ! »
Et se gravera dans mon cerveau :
« Je ne suis là que pour toi !
Je ne suis là que pour toi ! »
J’ai fait un rêve joli,
Si les images en sont brèves, tant pis,
La couleur en est belle !
Ca ne vient pas d’une vulgaire pulsion,
Du vent, de l’obstination,
D’une obsession, d’un rêve de frissons,
C’est plus la saison.
C’est dans ma maison.
 
Plus que six jours à patienter,
Pour te goûter sucrée, dévorer
Ta bouche, tes yeux, la peau de braise
De tes endroits les plus secrets,
Pour te dire tout à fait à l’aise :
« Je ne suis là que pour toi !
Je ne suis là que pour toi ! »
J’ai fait un rêve joli,
Si les images en sont brèves, tant pis,
La couleur en est belle !
C’est dans ma maison.
par Mazenc Pierre publié dans : Mazenc avant 1994
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