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Quand vous viendrez chez moi gn'aura pas à s'en faire
La porte s'ouvrira gn'aura le corridor
Et vous serez chez vous souris dans un gruyère
Les volets seront mis pour oublier dehors

Je vous verrai venir ô ma moitié d'orange
Je vous attends depuis si longtemps souffle court
Je serai tout à coup saisi d'un mal étrange
Je serai sans parler je serai sans bonjour

Mais vous aurez déjà posé votre mantille
Vous m'aurez rapporté de la tarte aux copeaux
De la glace aux genêts du pâté de jonquilles
Vous saurez tout déjà vous serez du bateau

Vous serez au courant vous serez affranchie
Vous prendrez votre assiette au fond du poussiéreux
Et je vous couperai le quignon d'anarchie
Dans la miche du pauvre avec un couteau feu

Le chien n'est pas méchant qui grogne à tous les diables
Qui m'aide à renvoyer proprement les salauds
Il viendra simplement se coucher sous la table
Et donner de la gueule aux coups de godillots

O ma cruelle amante, ô ma fragile épaule
Ma nudité ma blonde ô mon secret miroir
Vous viendrez sur mon lit vous viendrez dans ma geôle
Et vous approcherez doucement l'éteignoir

Quand vous viendrez chez moi gn'aura pas à s'en faire
La porte s'ouvrira gn'aura le corridor
Et vous serez chez vous souris dans un gruyère
Les volets seront mis pour oublier dehors

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Lundi 4 juin 2007

Je ne sais pas écrire sur commande, par plaisir.

Ni mon stylo n’est glande, ni ma plume une mire,

Et si mes mots se bandent en un seul désir,

C’est pour mieux me répandre d’une envie de vomir.

Le verbe n’est pas fard derrière lequel paraître,

Il me vient de mon lard, s’il est là c’est mon être,

Il peut venir trop tard, je peux l’envoyer paître,

Il n’est pas là pour l’art mais m’aider à renaître.

Excusez moi du peu si les miens sont simplistes,

Mais de vos mots pompeux,je connais trop de listes.

Sous ce crayon douteux, vous embrouillez les pistes,

Pour mieux cacher le creux, le chiqué, le fumiste.

Je ne sais pas écrire et ne le fais pas dire,

Je ne sais que crier qu’on a du me maudire,

Car les jours de gaîté, j’aime mieux en jouir,

Et qu on m’ai dépucelé n’est qu’un vieux souvenir.

Lorsque j’aime une femme et l’en faire profiter,

Dans le fond de mon âme s’est imposée l’idée,

Je lui déclare ma flamme en quelques mots triés,

Je m’adresse à ma dame sans trop me déguiser.

Je ne sais pas écrire et tu me fais bien rire,

Car je ne sais pas lire ce que tu voulais dire.

J’en arrive à me dire que ce n’était que pour écrire,

Tel le verbe, un porphyre, sucerait pour ne pas mourir.

Je ne sais plus écrire, je n’ai plus à médire,

La plume va se tarir, je sens doucement venir

Cet instant délicieux où je suis plus léger

D’avoir mis sous vos yeux ce qui hier pesait.

par Mazenc Pierre publié dans : Renaissance de MAZENC (fin 2006 et après)
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